Watches & Wonders 2025 : L’horlogerie entre icônes, émotions et renouveau

Du 1er au 7 avril, Genève a vibré au rythme du temps. Plus que jamais, Watches & Wonders s’est affirmé comme un rendez-vous incontournable de la haute horlogerie. Avec plus de 60 maisons horlogères, 55 000 visiteurs (+12 % par rapport à 2024) et un rayonnement numérique hors normes — 700 millions de vues sur le hashtag #watchesandwonders2025 —, cette édition marque un tournant.

Une scénographie entre tradition et modernité

Réparti entre deux pavillons, le salon a clairement posé les lignes du paysage horloger actuel. D’un côté, les maisons historiques du groupe Richemont, de l’autre, le pavillon plus éclectique mêlant LVMH, Rolex, Patek Philippe, mais aussi des marques indépendantes dont la singularité devient leur meilleur atout.

La grande nouveauté ? L’arrivée de Bulgari dans le giron LVMH, une entrée remarquée aux côtés de TAG Heuer, Zenith ou Hublot. Une organisation qui reflète bien le marché actuel : fragmenté mais plus vivant que jamais.

Les temps forts de l’édition 2025

🎯 Des icônes revisitées

Certaines maisons misent sur la puissance émotionnelle de leurs modèles phares. Rolex frappe fort avec la Land Dweller, une nouvelle sport-chic à bracelet intégré déclinée en acier, or rose ou platine. Une montre sobre, puissante, fidèle à l’ADN de la marque.

Zenith célèbre ses 160 ans avec un hommage vibrant : le Chronomaster Revival 1969, une pièce vintage sublimée par un cadran céruléen.

🎨 La couleur comme langage

Si une tendance devait résumer l’édition 2025, ce serait la liberté chromatique. Le bleu règne en maître — cyan, cobalt, céruléen — tandis que le saumon fait un retour audacieux, entre nostalgie et raffinement. Des teintes affirmées qui deviennent des signatures, chez Chanel, Parmigiani, Moser ou Chopard.

⚙️ La magie des complications

Les complications mécaniques, parfois oubliées au profit du design, reviennent au centre du jeu : heures sautantes, indications rétrogrades, animations poétiques… Un retour aux sources qui rappelle que l’horlogerie, avant d’être esthétique, est un art mécanique. Roger Dubuis, Cartier, ou encore Jaeger-LeCoultre jouent cette partition avec brio.

🕰️ Petits diamètres et grandes émotions

À rebours de la mode des montres imposantes, on note un retour aux petits diamètres. Entre 35 et 39 mm, ces formats plus contenus séduisent par leur élégance discrète. Une tendance adoptée notamment par Pequignet, IWC ou A. Lange & Söhne.

🌍 Une expérience totale

Cette année, chaque stand était pensé comme un univers immersif. TAG Heuer transformait son espace en circuit de F1 grandeur nature, Hermès présentait une Arceau où le cheval tire malicieusement la langue, tandis que Jaeger-LeCoultre offrait des démonstrations d’émaillage en direct. Le salon devient ainsi une scène où le storytelling prend le relais du simple produit.

🧭 Des indépendants qui tracent leur route

Longtemps en marge, les marques indépendantes deviennent les coqueluches des connaisseurs. Moser, Speake-Marin, Trilobe… leur approche artisanale, leurs séries limitées et leur discours direct séduisent une clientèle en quête de sens et de rareté.

💡 Accessibilité et stratégie de gamme

Enfin, dans un contexte économique incertain, certaines maisons font le pari de modèles plus abordables sans sacrifier leur identité. TAG Heuer, par exemple, relance sa Formula 1 sous la barre des 1 500 €, fidèle à son esprit de performance. Une réponse à la polarisation du marché entre ultra-luxe et première acquisition.

En conclusion : un salon à l’image de son époque

Watches & Wonders 2025 dépasse le cadre d’un simple salon professionnel. C’est un miroir du temps, une plateforme où se croisent tradition, innovation, émotion et narration. L’horlogerie d’aujourd’hui ne se contente plus d’être belle ou complexe : elle cherche à toucher, à raconter, à relier.

Et c’est peut-être là sa plus belle évolution.

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